Préparation d’un plat de Riz jaune collé au pois chiche sauce poule à bouillir

Pour le préparer, il faut mettre le pois dans une casserole au poêle et laisser bouillir pendant cinq à dix  minutes et l’égoutter après ébullition. Ensuite on met une chaudière  sur la poêle, une fois chauffée, verser un peu d’huile d’olive, les épices (ail, poireau, poivron), le pois tout en remuant avec une cuillère, on y ajoute du sel puis verser de l’eau pour la cuisson. Une fois que  l’eau est à ébullition on lave le riz et on le met dans la chaudière tout en vérifiant le niveau d’assaisonnement, on remue et baisse le niveau de la poêle. Lire la suite

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Le créole et le français dans la construction de l’identité haïtienne

Le créole et le français : outil de promotion identitaire

Présentation
 Le peuple haïtien a une culture mixte. Cela dit, que cette dernière est formée par la combinaison des modes de vie de plusieurs groupes ethniques comme celui des Indiens , des Africains, des Espagnols, des Français, des Anglais et surtout avec une prédominance africaine. Sur le plan physique, la population haïtienne est composée majoritairement de noirs avec une proportion de Mulâtres . A cote de ces deux groupes, on trouve une petite minorité composée de commerçants qui sont originaire du proche Orient, incluant les Libanais, les Arabes et les Palestiniens. Pour communiquer entre eux, ils disposent deux langues officielles : le Créole et le français mais qui sont spécifiquement haïtiens. Cependant, malgré le rôle crucial que ces derniers ont joué et continuent à jouer dans la transmission des valeurs sociales, des attitudes et dans la construction du Statut de ce peuple, aucune étude sérieuse visant à faire ressortir leur apport dans la construction de l’identité haïtienne n’a pas été entamée. C’est dans cette perspective que Mahamadou Sangaré souligne que « c’est la langue qui nous lie, et c’est elle qui fonde notre identité ». Elle est un élément essentiel et sans la langue il n’y a pas de culture (idem). Au regard de tous ceux-là, plusieurs études ont été réalisées sur la langue créole en Haïti, en conclusion générale, les études convergent vers la sémiotique, la structure, l’évolution et la description de la langue créole (Hugues, 2011), (Pompilus, 1973), (Karl, 2007), (Hall, 1966) (Faine, 1937). Ainsi, nous avons choisi de réaliser cet article sur le créole et le français haïtien dans la perspective de réfléchir sur la problématique des langues (français/ créole) en Haïti et du coup voir leur contribution dans la construction de l’identité nationale.
 Le créole haïtien et sa formation
 La formation du créole haïtien fait actuellement l’objet de débats très controverse. Il est selon l’avis de plus d’un, l’expression employée pour désigner les esclaves nés dans la colonie de Saint-Domingue qui étaient considérés comme des esclaves moins frustres parce qu’ils vivaient près des maitres et s’occupaient de travaux de maison, de certaines tâches domestiques. (BERROUET, 2011 : 39). Pour Robert et Lefebre cités par Turgeon et Charbonneau, le créole est la combinaison d’un lexique surtout française et africaine (Turgeon et Charbonneau, 2010 : 224). Il est la langue des negres et d’esclaves (Perret, 2001 : 116). Cependant toute cette manière de comprendre le créole haïtien a notre avis, est très limitée. Disons de préférence qu’il est le résultat du contact et la réunion de plusieurs couches sociales et de souches linguistiques différentes. En effet, ne serait-il pas important de rappeler le rôle du Marcorix dans la formation de cette langue? Le créole haïtien contient de nombreux mots qui sont du marcorix comme : hamac, iguan, lanbi, kanari, kalbas, boukannen […] mais en grande partie, la formation de ce dernier résulte de la déformation de la langue des conquistadors européens comme les espagnols qui se sont arrivés dans l’ile dans la nuit du cinq (5) au six (6) Décembre 1492 et depuis cette date jusqu’à 1625, ils étaient les seuls à pouvoir exploiter la colonie. En 1494, ils ont commencé avec l’esclavage des indiens qui, seront exterminés par la suite après les différents travaux qui leurs ont été impose. Pour les suppléer, les espagnols vont faire venir des noirs d’Afriques pour travailler comme esclaves dans l’ile. Le contact entre ces deux groupes ethniques différents va créer des mutations sur le plan social, linguistique, et religieux. De surcroit, c’est pareille pour les français qui vont venir s’installer dans l’ile à partir de 1625. En conclusion, le créole est né à l’époque coloniale et était utilisé comme instrument de communication entre les esclaves. Dans ce même colloque, Mahamadou Sangaré, rappelle que Nous étions des dominés, des colonisés et la langue a été pour nous un facteur de libération.
 La genèse du français haïtien
 Comme nous venons de le souligner ci-dessus, le français fut introduit en Haïti en 1625 suite à l’arrivée des pionniers de la colonisation française à savoir les flibustiers et les boucaniers. Depuis cette date (1625), l’Ile était exploitée par ces deux grandes puissances « espagnols/ Français». Avec le traité de Ryswick en 1697, ils vont diviser l’Ile entre eux en deux grandes parties : la partie l’Est équivaut à un tiers (1/3) pour la France et la partie l’Ouest évaluée a deux tiers (2/3) pour l’Espagne. Et depuis, la partie Est est devenue française et l’autre espagnole. Apres l’indépendance d’Haïti en 1804 qui était une ancienne possession française, les nouveaux libres vont adopter le français comme leur langue officielle. Pourtant de 1804 à 1918, aucune constitution n’a pas fait mention de la langue française comme langue officielle du pays. Pour la première fois, en pleine occupation américaine, la constitution de 1918 en son article 24 affirme que le français est la langue officielle du pays et son emploi est obligatoire en matière administrative et judiciaire. Par ailleurs, la question que nous devrions nous poser est la suivante : puisque nous étions en pleine occupation américaine, la proclamation du français comme langue officielle du pays ne serait-il pas un moyen utilisé pour lutter contre cette dernière ? Ensuite, en pleine dictature des Duvaliéristes, la constitution de 1964 en son article 35 et celle de 1983 en son article 24 reconnaissent au créole le statut de langue Co-nationale avec le français. En dernière analyse, Haïti, de par son passé colonial hérite d’une situation linguistique particulière définit comme bilingue (créole et français).
 Le créole et le français : outil de promotion identitaire
 En Haïti, le français et le créole se cohabitent. Selon l’avis de plus d’un, ils sont pratiqués dans les discours et meeting politiques, dans la littérature, le théâtre, les tribunaux, dans l’enseignement, dans les poésies populaires, dans les comédies, dans les conversations familiales, dans les affiches publicitaires, dans la musique, dans les transports en communs et autres. En effet, depuis bien des années le français haïtien en particulier connait une expansion à nulle autre pareille et intègre la vie politique régionale et internationale. Nous tenons à souligner également dans notre réflexion qu’Haïti est le seul Etat Francophone des 15 pays membres du CARICOM , des 33 pays membres de la communauté des Etats Latino-Américains et Caraïbes (CELAC) et de l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Ainsi, la représentation d’Haïti comme seul Etat francophone dans ces organisations hispanophones et anglophones de la région caribéenne sans oublier la Diaspora haïtienne qui se trouve un peu partout à travers le monde, constituent un moyen sure de diffusion du français haïtien. Le créole haïtien de son cote sert de liaison entre tous les acteurs de la vie sociale comme les paysans, les citadins, les acteurs et décideurs politiques. C’est dans cette optique que Pradel Pompilus souligne que le créole haïtien est le lien naturel entre les masses et les élites cultivés (Pompilus, 1985 : 14). C’est également la langue de la solidarité nationale et de la transmission des connaissances, qui sert de lien et de communication dans les autobus, les hôpitaux, les centres d’enseignements, commerciaux, sportifs et dans les affiches publicitaires (op cit page 83). Le créole haïtien constitue en outre, un canal dans lequel les coutumes, les traditions et folklore haïtien sont transmis de génération en génération. Il participe dans la construction du corps social haïtien, dans la transmission et dans la formation de la pensée haïtienne et en tant que tel, il contribue dans la construction et la dynamisation de l’identité haïtienne. Ce qui pousse Fishman cité par Sangaré à affirmer que la destruction d’une langue correspond à la destruction d’une identité enracinée (Fishman 1991 : 4). C’est le medium qui réunît tous les haïtiens quel que soit sa classe sociale dans une seule assiette, dans une même table et est riche en enseignement pour exprimer leur gout, leur sensibilité et leur compréhension dans toutes les filières de la vie sociales. C’est un peu par cette lunette qu’André Marcel d’Ans souligne que le créole est langue utilisée dans tous les foyers, dans les rituels et dans les faits quotidiens . L’association DCL (Défense Culturelle de la Langue) dans une conférence prononcée au Café Riche de Montpellier, le 6 avril 2006 soutient qu’Une langue n’est pas qu’un outil neutre et anodin, chargé d’effectuer des opérations simples, et remplaçable à volonté. Elle charrie intrinsèquement des contenus complexes, de nature culturelle. Toucher à la langue, c’est forcément toucher à l’état des esprits, à la culture. Et la façon dont quelqu’un s’exprime indique ce qu’il est. Cela dit que le langage est essentiellement culturel. Le créole est utilisé pour donner des ordres, exprimer les conditions de vie des individus, des classes, des groupes sociaux et charrie l’ensemble des préoccupations sociales et des représentations symboliques de la société haïtienne. C’est également la langue de la tradition, des contes et des chansons ; celle de l’enfance, des amours et des chagrins, celle des baptêmes, des mariages et de la religion. C’est un point de rencontre entre tous les haïtiens quel que soit leur provenance sociale et leur niveau de culture. En Haïti, le créole est la langue de salon, de night-club, des fêtes champêtres et patronales. Il est l’un des éléments constituant le germe de l’indépendance haïtienne. La cérémonie qui a sonné le glas de la liberté des esclaves s’était réalisée en créole. Dans ce contexte, l’historien Martiniquais Nicolas Armand cite par Delphine Perret affirme que le créole fut un puissant facteur d’homogénéisation de la masse d’esclaves, un facteur de cohésion culturelle (Perret 2001 :116). Dans ce même ordre d’idée, Hugues St-Fort souligne que le créole haïtien est un témoignage de notre mémoire tragique, le véhicule par excellence de l’identité et des valeurs traditionnelles haïtiennes (St-Fort, 2001 : 62). C’est la langue de cerveau des haïtiens, il fait partie de leur équipement génétique (op. cit page 32), constitue le ciment et la fondation de la société haïtienne, un facteur de développement de la conscience haïtienne, un moyen de résistance et d’acceptation d’être haïtien. Pradel Pompilus de son cote enchaine en disant que le créole c’est la langue de tous les Haïtiens, il n’en est aucun qui ne le comprenne et qui ne le parle plus ou moins chaque jour (Pompilus, 1985 : 53-54). Tous les Haïtiens quel que soit leur origine sociale se reconnaissent à travers le créole. Il leur permet d’avoir une autre lecture du monde. Il est une force orale, une expression esthétique, recèle un système de valeur culturelles appliquées a la résistance et à la survie (Barnabé et al, 1989 : 34). En Haïti, le créole et le français se complètent et se soutiennent mutuellement (op.cit. page 73), et constituent la maque identitaire des Haïtiens. De surcroit, le créole est l’unique instrument de communication des masses rurales et de celles de la périphérie des villes. C’est la langue d’expression de nos besoins et de nos sentiments, c’est la langue de combites, du sarclage, de la récolte des produits, de chantiers de construction et de débarquement des marchandises et enfin, c’est la langue des cultes et des prières. Le français est la langue que nous utilisons pour régler les affaires sérieuses, les contrats de travail, les achats et les ventes des biens (op.cit. p 119).

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Le fritay haïtien: un plat, une experience

Généralement, la cuisine haïtienne est considérée comme l’une des meilleures du monde. En effet, la gastronomie de ce pays est reputée pour sa saveur et sa diversité.  Dans ces petites lignes j’aurai pas le temps d’en  décrire toutes les variétés . Par contre,j’ai  choisi d’expliquer un plat adoré tant par les haïtiens que par les étrangers. Il s’agit d’un plat de fritay.  Il est composé de viande fruite, banane pesée, piclise,  salade verte et dans certains cas du paté cordé.  Attention, il ne faut pas confondre le griot qui est la viande de porc fruite et le fritay.  Dans un plat de fritay haïtien, la viande fruite peut etre celle du porc ( griot de porc),  du cabrit, du boeuf, du poulet ou du dinde. Ceux qui ne consomment pas la viande utilisent le poisson de préférence.  Pour le préparer on procède comme suit: la banane est épluchée et coupée après. Ensuite, la banane coupée est deposée dans l’eau salée pour que le sel y pénètre c’est la première étape. La deuxième  étape consiste à passer la banane dans l’huile chaude et la presser avec une pèse pour la déposer à nouveau dans l’huile chaude  et attend qu’elle soit fruite à sec. Pour la viande, après le marinage assaisonné, on l’a fait fruite. La piclise est un mélange réealisé avec le choux, la carrotte, l’oignon, le piment piqué, la tomate et parfois on ajoute quelque gouttes de vinaigre. la sallade verte est composée de salade et de laittue.  Pour conclure, le paté cordé  est réalisé en dilluant dans l’eau froide de l’acide (produit obtenu en pulvérisant ensemble l’ail,   le poireau,  le persil et du sel) et de la farine. Après, on obtient une pate dure  qu’on découpe en petits moreaux à l’intérieur desquels on ajoute soit de l’oeuf bouillie ou de la viande de poulet fruite et hachée.  en les arrangeant séeparéement dans une assiètte, on a automatiquement le plat.Video Fritay

le tourisme pour tous! quelle Utopie?

Depuis bien des temps, le tourisme est considéré comme une activité économique visant à promouvoir le développement des petites pays. Ce slogan se trouve au coeur des débats dans toutes les activites internationales telles que colloques, sommets, etc. Ce discours  fructueux sur le tourisme continue à faire son chemin malgré les intentions non dévoilées qui sont cachées derrières.  Cette année encore, à l’occasion de la journée mondiale du tourisme, le thème retenu par l’OMT est: » Tourisme pour tous ».   Lire la suite